Martine Aubry
Merci, chers camarades.
Mes chers amis, mes chers camarades, c’est vraiment une belle et grande joie pour nous de lancer nos élections régionales, de réunir nos secrétaires de sections dans une telle ambiance. Je préfère être premier secrétaire du Parti socialiste que dirigeant de l’UMP, quand je vois ce qui s’est passé hier.
Nous sommes ici conviviaux, et surtout, je crois, très engagés. Il fallait être là ce matin pour entendre Jean-Paul Huchon imiter Valérie Pécresse en Alice au pays des merveilles. Nous lui connaissions tant de talents, mais pas celui-là. Nous l’avons vu.
Il fallait aussi être là pour entendre François Bonneau, après Lauriane, nous parler, dans le fond, de l’essentiel : les jeunes. Une société qui ne fait pas sa place aux jeunes n’a pas d’avenir, nous le savons. Et ils l’ont fait l’un et l’autre avec force, avec celle de leur engagement.
Il fallait, je pense, être là aussi pour entendre les camarades engagés, secrétaires de sections, souvent aussi syndicalistes, engagés dans les associations, entendre le représentant de Molex que nous avons le bonheur d’avoir avec nous pour combattre pour une autre société.
J’ai été heureuse d’écouter Didier Bezace, qui nous a dit qu’il ne fallait jamais oublier, quand on est de gauche, que la culture, ce n’est pas du superflu, c’est l’essentiel. Je cite toujours cette phrase de Tadeusz Kantor, ce grand metteur en scène tchèque, à qui on disait : la culture, c’est un peu la cerise sur le gâteau, ça ne sert à rien ; et il répondait : non, ça ne sert à rien, c’est comme l’amour. Je crois qu’il avait tout compris. C’est vrai que c’est beau.
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