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Jean Sarkozy, président de l’EPAD : Nous ne lacherons PAS !

20 octobre 2009 Pas de Commentaire

Notre démocratie est bien malade et en danger

Bien plus que l’arrivée de Jean Sarkozy à la présidence de l’Etablissement Public d’Aménagement de la Défense, ce sont les conditions de son arrivée, l’absence de réaction dans la majorité présidentielle et l’absence de garde-fous qui laissent entrevoir la maladie qui ronge notre société démocratique depuis quelques temps.

Parce qu’est-il vraiment difficile pour un candidat étiqueté « UMP »de gagner une élection cantonale à Neuilly-sur-Seine Sud ? La réponse est bien évidemment « NON ». Cette réponse est incontestable quand le candidat s’appelle Jean Sarkozy, fils de Nicolas, héritier du canton de son père, devenu Président.

C’est le premier symptôme de la maladie : nous sommes entrés dans une « monarchie élective ». Comme dans l’ancien régime, nous revenons à l’ère des fiefs familiaux.

Etre ensuite désigné président du groupe majorité départementale UMP-NC au conseil général et au conseil d’administration de l’EPAD, grâce au retrait d’un élu opportunément nommé par l’Élysée au Conseil économique et social, procède de la même dérive et n’est qu’une formalité ; l’élection se fait entre pairs d’un même clan qui a mis la main sur les Hauts-de-Seine.

Enfin, la nomination de Jean Sarkozy à la présidence de l’Etablissement Public d’Aménagement de la Défense, car il s’agit bien d’une nomination de fait, neuf des membres (la moitié) du conseil d’administration étant des représentants de l’État, est révélatrice de la maladie dégénérative qui mine lentement notre Démocratie.

Qu’en plus, une polémique d’une telle ampleur puisse exister, sans modifier d’un iota la position du chef de l’Etat, alors même que Jean Sarkozy n’aurait aucune chance de décrocher cette fonction du fait de sa jeunesse et de son inexpérience, en dit long sur l’avancée de la maladie et sur la vision du président de la République.

Le danger pour notre Démocratie, ce ne sont pas seulement les tentatives de népotisme de Nicolas Sarkozy. Ce qui est encore plus dangereux pour notre Démocratie c’est la facilité avec laquelle les élus de la majorité présidentielle se voilent la face, se transforment en courtisans – on ne les appelle plus aujourd’hui des militants, mais des supporters – et se couchent devant le Roi. Comme si, déjà, ils n’étaient pas là par la volonté des électeurs, mais parce que le Roi les avait faits.

Alain DUBOIS

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